Les Restos du Coeur

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LES RESTAURANTS DU COEUR logo

COLUCHE CRÉE LES RESTOS DU COEUR.

“Y’EN AURA POUR TOUT LE MONDE !”

Intervention radio de Coluche sur Europe 1

« On a reçu beaucoup de courriers de chômeurs qui disaient : vous êtes bien gentils, vous chantez pour médecins sans diplôme, mais tout le pognon s’en va à l’étranger (c’est l’époque où de nombreux artistes se mobilisent contre la famine en Éthiopie), quand est-ce que vous allez chanter pour les chômeurs ? Et j’ai une petite idée, comme ça, si des fois y’a des marques qui m’entendent, (…) si y’a des gens qui sont intéressés pour sponsorer une cantine gratuite qu’on pourrait commencer par faire à Paris par exemple et puis qu’on étalerait après dans les grandes villes de France. Nous on est prêts à aider une entreprise comme ça, qui ferait un resto par exemple, qu’aurait comme ambition au départ, de faire 2000-3000 couverts par jour gratuitement (…). On est prêts à recevoir les dons de toute la France (…). Et puis on essaiera un jour de faire une grande cantine, peut-être cet hiver, gratos. Voilà. » LES RESTAURANTS DU COEUR COLUCHE & Bénévoles

La distribution de denrées alimentaires a lieu plus particulièrement l’hiver. La campagne d’hiver se termine fin mars et l’inter-campagne prend alors le relais, sous conditions de ressources différentes de décembre à fin mars. Les personnes aidées s’y rendent une ou plusieurs fois par semaine. Ce sont aussi des lieux d’accueil, de rencontre et d’échange, où l’on peut boire un café, passer un moment au chaud, établir des contacts…. L’aide des Restos s’adresse donc à ceux qui en ont le plus besoin. Pour recevoir l’aide alimentaire sous forme de paniers-repas, il faut s’inscrire chaque année et justifier de l’insuffisance de ses ressources. L’inscription est un moment difficile mais important qui demande une écoute chaleureuse. C’est le premier pas vers l’insertion. En effet, grâce aux renseignements recueillis, les autres besoins de la personne accueillie pourront être identifiés: logement, emploi, illettrisme, santé. Pour s’y inscrire les papiers suivants sont nécessaires, la pièce d’identité, le livret de famille, les documents « ressources », RMI, CAF, bulletin de salaire, l’avis d’imposition, l’attestation de loyer de la CAF et de la CMU. En revanche, pour bénéficier d’un repas chaud en centre ou auprès d’un Camion du Cœur, aucun justificatif de ressources n’est alors demandé.

LA GRANDE DISTRIBUTION PRÊTE À VENIR EN AIDE AUX RESTOS DU COEURAu-delà de l’aide alimentaire, les Restos du Coeur proposent d’autres aides, une aide administrative où les bénéficiaires sont aidés dans leurs démarches, des bibliothèques où des livres sont disponibles dans les centres, des colonies pour les enfants et les ados, un vestiaire où l’on distribue des vêtements et de la culture avec différents événements culturels. Il s’agit par le biais de la Culture de proposer aux bénéficiaires une palette d’activités. Le service « insertion par la culture » permet aux gens accueillis dans les centres de distribution de pouvoir bénéficier, lors de chaque campagne d’hiver, de décembre à mars, d’un accompagnement dans différents domaines culturels tels que Musées, Théâtres, Concerts, Cinémas, Danse, Cirque, Humour. Sortir en famille, s’échapper d’un univers triste et de l’isolement, découvrir d’autres horizons, partager des expériences. Découvrir, apprendre, échanger, créer des liens et éviter ainsi une marginalisation, un renfermement sur soi-même. Dans chaque centre de distribution, un référent culturel s’occupe des inscriptions et présente aux bénéficiaires les prochaines manifestations qui vont avoir lieu. Il y a aussi la possibilité de bénéficier de départs en vacances en fonction des moyens disponibles en proposant une semaine de vacances à des familles et des enfants qui ne sont jamais partis. C’est leur permettre de sortir des tracas du quotidien et de retisser des liens familiaux et amicaux.

restos-du-coeurLa santé est aussi pour les Restos du Coeur une priorité. Les personnes accueillies sont, par nature, en situation de fragilité, avec un risque évident de répercussion sur leur santé. Plus que pour d’autres publics il est important d’aider les personnes à accéder aux soins et de les inciter à la prévention.

Les restos du Coeur, cette association que Coluche a créé en 1985, est devenu quasiment vitale pour un nombre de gens qui chaque année augmente et qui atteint 1 millions de personnes accueillies. Aujourd’hui en France 8,5 millions de personnes vivent au-dessous du seuil de pauvreté !

Aide aux gens de la rue

Les Restos Bébés du Coeur

Devenez Bénévoles aux Restos du Coeur

Extrait du rapport moral

Plaquette « 30 ème campagne des Restos du Coeur »

 

 

Pierre Rabhi

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Pierre Rabhi

Pierre Rabhi est un gentleman farmer, un paysan dans le sens noble du terme, un  philosophe. Dans ses paroles transparait à chaque phrase son humanité. Il y a une belle cohérence entre sa pensée et sa vie. Il a les mots justes et des paroles  empruntes de sagesse concernant le monde. Le combat qu’il livre en faveur de la nature et pour l’humanité est aujourd’hui entendu. Il parle. Il agit. Il est de ceux qui semblent venir d’un autre monde où la nature est respectée et source de sagesse. pierre rabhiIl est le fondateur de l’association Terre & Humanisme et du mouvement Colibris. Il est l’auteur de nombreux ouvrages « Semeur d’espoir », « Vers la sobriété heureuse », « Manifeste pour la Terre et l’Humanisme », « Le chant de la Terre », « La part du Colibri »… pierre-rabhi-au-nom-de-la-terreIl aborde des thèmes aussi divers que la religion, l’amour, la vieillesse, le désarroi des jeunes, le sens de l’histoire, la non-violence, le travail, l’éducation, le statut de la femme, le mariage homosexuel, la procréation médicalement assisté, le nucléaire, la politique….et bien sûr l’écologie.

 

 

Réponse de biocabas

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équipe bio cabasSuite à mon article « Mon essai à biocabas » je vous fais part avec leur accord de leur réponse:

Bonjour,
Nous sommes deux à travailler sur le projet, Sandrine qui est en relation avec les abonnés et moi-même qui suis en relation avec les producteurs.
Tout d’abord merci pour votre étude, il est toujours intéressant d’avoir ce type de données.

Norabio est une coopérative de producteurs du Nord Pas de Calais Picardie. Elle a été mise en place à l’initiative des producteurs en 1998. Au fur et à mesure du développement, ils ont pris quelques salariés pour s’occuper du quotidien afin de rester sur leur métier: être producteur. Un CA est élu par l’ensemble des producteurs afin de prendre les décisions au quotidien sur nos différents projets. Le biocabas est la seule activité en relation directe avec le particulier. L’idée de la coopérative est d’être au service du producteur, ainsi nous avons quelques activités:
– service d’achats de plants et semences, ce qui permet qu’en achetant collectivement les producteurs bio ont des prix plus avantageux
– Marché de gros et transformation, pour les gros producteurs
– la RHD: Restauration Hors Domicile, où nous travaillons pour le développement de l’alimentation bio en restauration collective
– la comptabilité, pour simplifier le travail des producteurs
– le Biocabas:
-..

Les Biocabas, ce sont:
Nature à votre porte– les « petits » producteurs qui se regroupent ensemble sur le contenu des paniers. Nous effectuons deux fois par an une réunion de planification, permettant aux producteurs de s’assurer une juste rémunération de leur travail en fonction de leur production, c’est une sécurité face au marché. Nous assurons également la diversité de production dans les champs.
– Soutenir et accompagner les nouveaux producteurs dans leur conversion en bio. Ils se professionnalisent au travers de ce projet pour pouvoir par la suite être apte à commercialiser sur d’autres secteurs type RHD et ont un soutien technique en fonction de leur besoin.
– Donner aux producteurs des opportunités de se rencontrer, de s’organiser entre eux et de rencontrer les autres acteurs de la filière.
– Développer la consommation de produits bio, locaux et de saison
– c’est agir sur l’emploi local et rural, l’environnement, la protection de l’eau et la santé
– …

biocabas et la Feuille de ChouPour répondre à vos remarques:
– Pour le contenu de votre panier, vous avez eu des oignons qui vous semblait en quantité un peu trop importante. Nous n’en mettons qu’une fois toutes les 3/4 semaines, vous permettant de les utiliser sur vos prochains paniers. C’est un produit qui conserve.
– Vous dites que nous ne sommes pas dans un circuit direct du producteur au consommateur. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous, certes le producteur ne livre pas dans chaque point relais et ne confectionne pas les paniers, mais il commercialise au travers de sa coopérative. C’est un système qui appartient aux producteurs bio de la région. Cela lui permet de toucher une population qu’il ne pourrait pas toucher tout seul. Cela lui fait gagner du temps et lui permet de pouvoir mieux s’investir sur sa terre. Nous avons des producteurs de la Somme parce que nous sommes une coopérative de producteurs bio de la région NPdeC Picardie. Pour l’instant ils n’ont pas beaucoup de débouchés sur la Picardie. Nous essayons de développer ce marché mais cela prend du temps. En attendant ils profitent de leur coop pour commercialiser. Il faut laisser la place à chacun. Bien sur, nous préférerions être sur le plus local possible et c’est comme ça que nous essayons d’avancer.
– Nous travaillons en partenariat avec le SCI qui sont en effet des contrats d’insertions aidé par l’Etat. Ils ont des contrats de 6 mois renouvelables 4 fois. L’idée étant qu’ils trouvent une formation ou un emploi le plus rapidement possible. Nous souhaitions avoir une vocation ESS (économique, sociale, et solidaire) sur notre projet. Le coeur du Biocabas c’est l’humain, au travers du cercle vertueux entre producteurs, jeunes en insertion, points relais, biocabistes, où chacun y trouve sa place.
– Sur la bio accessible, nous avons mis en place le Biocabas accessible. Ce sont des paniers qui sont proposés en partenariat avec des centres sociaux pour des personnes plus démunis: familles nombreuses, personnes touchant le RSA, boursiers… , ils sont payés à moitié par le conseil général et sont accompagnés d’ateliers cuisine pour aider à consommer des produits bruts.

bio-cabas-une-filiere-de-production.jpgLe Biocabas n’est pas un projet à vocation économique, c’est un acte militant pour changer de système agroalimentaire. Le prix d’une chose n’est pas « tout », les choses ont aussi une valeur environnementale et sociale.
Bien à vous,
Domitille

Mon essai à biocabas

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bio cabas 12

Jusqu’alors je privilégiais le prix.  Trouver le bon plan, le lieu où acheter les légumes, les fruits au prix le plus bas. Je désire donc changer mes habitudes alimentaires et d’achat. L’dée est donc de privilégier la qualité des aliments et les qualités gustatives dans l’optique de manger sainement sans ingérer sans cesse les multiples poisons des traitements qu’utilisent actuellement l’agriculture industrielle. De privilégier aussi les circuits courts. Mais néanmoins je cherche comment manger bio en payant moins cher que les prix pratiqués dans les magasins bio (qui m’affolent!)

Je suis donc allé chercher mon panier biocabas jeudi après-midi, en rentrant à la maison j’ai sorti ma balance de cuisine et j’ai pesé le contenu du panier pour déterminer le prix en le comparant au prix d’un magasin bio de Lille qui a un site marchand sur internet en l’occurrence « La Source » .

Il y a avait dans mon panier (jeudi 13 nov) :bio cabas1

  1. 800g d’oignons à 1,50€/kg = 1,20€
  2. 750g de navet boule d’or à 2,50€/kg=1,90€
  3. 800g de pomme de terre Artemis à 1,40€/kg=1,12€/kg
  4. 1 laitue 1,50€ pièce
  5. 1 bouquet de persil 1,85€ pièce
  6. 750g de pommes Topaz à 2,95€/kg= 2,20€

Le total est 9,80€ sachant que le panier me coûte 11€.

 

L’un de mes objectifs étant de trouver du bio moins cher qu’en magasin bio (Harmonie Nature, La Source, la Ruche qui dit oui, etc..) ce n’est pas vraiment le cas !

Ceci dit je ne tiens pas à m’arrêter uniquement à ce critère là. Dans ce que propose biocabas j’y vois des avantages nombreux et quelques inconvénients.bio cabas

Avantages (et inconvénients?) :

  1. Le contenu du panier n’est pas choisi ce qui n’est pas un inconvénient mais peut-être au contraire un avantage car ce non-choix permet de découvrir des aliments nouveaux, d’apprendre à les cuisiner, d’être plus proche de la nature en s’adaptant aux produits de saison. Par exemple je vais me faire vu la quantité d’oignons une soupe à l’oignon ! 😉
  2. Les points relais sont aussi proches de chez moi que le magasin bio.
  3. La « Feuille de Chou » est un petit supplément que j’apprécie pour les informations sur les produits, (là sur les navets boule d’or), pour les recettes et aussi pour la partie « sorties du week-end » qui m’informe d’un chantier de plissage, d’une soirée balnéo & bio à Tourcoing les bains .
  4. Le flyer-pub sur le sel Herbamare m’a surpris au premier abord et en fait à l’intérêt de me fait connaître ce sel qui se récolte à Aigues Mortes en Camargue.
  5. La possibilité de changer les dates de livraison et les lieux de points relais sont très intéressants. Car en effet suite à des événements non prévus j’ai pu en effet décaler de trois semaines et ce alors que je venais juste de m’inscrire, les 2éme, 3ème et 4ème panier.
  6. Le circuit court est certes plus court que nombreux autres circuits de distribution, nous ne sommes néanmoins pas dans un circuit direct producteur-consommateur (comme les AMAP) mais rien à voir avec les circuits des grandes surfaces et même de certains produits en magasin Bio. Il est court en distance, ni avion, ni bateau mais s’étend néanmoins dans une région large, du Nord au Pas-de-Calais et jusqu’à la Somme (pour les endivettes, pour les navets dans ce panier de test.)
  7. Il y a aussi une dimension sociale en embauchant des personnes en réinsertion leur permettant de retrouver un emploi avec un contrat de 25 heures… et bien sûr financier pour réduire les coûts.

Conclusion :

bio cabas 11Les frais inexistants de magasin de biocabas sont remplacés j’en suis conscient par d’autres. Mais les emplois dans le cadre de l’insertion ne sont-ils pas aidés par l’état ou la région? les points relais ne sont-ils pas bénévoles ? Les coûts supplémentaires de transports certes ne sont pas négligeables. Peut-être fais-je l’impassse sur d’autres choses qui m’échappent. Je pense néanmoins que les frais à supporter sont sans doute moins importants que ceux d’un magasin.  

Quoiqu’il en soit Biocabas a le mérite de proposer quelque chose de nouveau, de bien pensé. Le panier devrait peut-être être un peu moins cher ou un peu plus garni.

bio cabas

Mes désirs, mes souhaits, mes utopies…:

J’espère voir l’émergence de circuits de plus en plus courts question distances et intermédiaires pour permettre la montée en puissance du bio, la réduction des prix que je conçois en dessous du double alors qu’il frise parfois le triple pour qu’ainsi bien plus de personnes puissent en bénéficier.

Je vous laisse car j’ai une petite soupe à l’oignon à préparer 😉

Cordialement.

 

 

Le bio par le circuit des AMAP

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Ce concept a été créé dans les années 60 au japon quand les mères décidèrent de ne plus donner à leurs familles et à eux-mêmes de la nourriture empoisonnée suite à l’industrialisation galopante ayant recours de façon massive aux produits chimiques. A juste titre! Elles se regroupèrent et passèrent un contrat avec un maraîcher leurs assurant des aliments sans produits chimiques.

En France ce concept s’est développé partout en France la première AMAP datant de 2001.

Amap2

Pour manger bio certes il est possible d’aller dans un magasin bio proche de chez soi ou d’aller au marché acheter à des producteurs bio. Il y a aussi comme dans mon article précédent la possibilité dans la région Nord-Pas-de-Calais de s’abonner à bio cabas.

Une autre solution est celle de faire partie d’une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) qui est un groupement d’abonnés-consommateurs constitué autour d’un maraîcher. Il s’agit entre ces deux parties commercialement parlant d’un circuit le plus court qui soit car sans intermédiaire.

Amap 3

En effet le maraîcher apporte lui-même à un jour précis, à une heure précise, dans un lieu précis sa production que les Amapiens ont payée à l’avance par abonnement. Le collectif de consommateurs détermine un planning à raison de un heure et demi à deux heures une fois par semaine où les Amapiens se relayent pour réceptionner la marchandise, confectionner les paniers et les donner aux abonnés.

Une autre particularité de ce système est qu’il y a une notion de communauté entre le maraîcher et les abonnés. En plus du fait d’assurer le côté distribution les Amapiens réalisent dans l’année par exemple des chantiers de récolte, de plantations, de mises en culture pour aider « leur » maraîcher dans sa tâche un certain nombre de fois par an selon les AMAP. Ce qui permet d’endosser un petit moment le rôle de maraîcher et de mieux connaitre le travail de maraîchage.Amap1

Faire partie d’une AMAP permet de mettre un visage sur celui qui produit, de mieux connaitre son travail et ainsi de donner une valeur plus grande à ce qui nous nourrit. Il faut donner un peu de son temps et de son énergie mais avec de bons moments à la clef. Le plaisir du lien qui se crée lors des chantiers, lors de la réception de la production, lors de la confection des paniers. La façon de voir les produits, la valeur que l’on donne aux aliments qui immanquablement change.

Amap

Le bio en Nord-Pas-de-Calais

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bio cabas1bio cabas

Qu’est-ce que bio cabas?

Il s’agit d’une création locale d’un regroupement de maraichers pour pouvoir distribuer leurs productions en circuit court.

Tout d’abord ça nous permet, à nous, de nous approvisionner en légumes très frais, locaux, bio et de saisons fournis par une trentaine de maraîchers dont la distance entre nous et eux est proche, moins de 100km, alors que la plupart des produits disponibles en magasin voyagent environ 2000km! En tant que consommateur c’est comme si nous allions au magasin car les points relais sont nombreux et donc proches de chez soi.bio cabas 2

On ne choisit pas ce que le cabas comportera mais est-ce un désavantage? Au contraire selon moi ça permet de mettre de la variété dans nos assiettes, de découvrir des légumes que peut-être nous n’aurions pas pensé acheter. Et aussi de nous reconnecter à ce que veut dire une saison.

bio cabasLes maraîchers pour leur part s’assurent dans ce type de fonctionnement des clients fidélisés car abonnés et des prix justes lors de la vente de leur production. Grâce à un prix fixé à l’année, pas de valse des prix, la vie de ce métier est simplifiée et permet aux maraichers de se projeter. Une certaine idée de la liberté! Sans l’actuelle main mise des filières de la grande distribution sur les petits producteurs et moi ça me ravit!

Le site:  bio cabas

« Comment prêcher la compassion et tuer pour manger ? »

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Matthieu Ricard 1

Cet article, tiré de l’interview de Matthieu Ricard réalisé par Elisabeth Marshall dans « lavie.fr », apporte un éclairage intéressant concernant le fait de manger de la viande. Que signifie manger de la viande pour lui? Que signifie manger de la viande pour vous? Est-ce nécessaire? Est-ce que vous pensez comme Matthieu Ricard que c’est se nourrir de la souffrance et de la mort d’êtres sensibles et faire de notre corps un cimetière?

L’article: Végétarien depuis 47 ans, le moine engagé Matthieu Ricard lance un plaidoyer pour la cause animale. Au nom de la compassion pour tous les êtres, comme le professe le bouddhisme. Un dossier en partenariat avec l’émission La Quotidienne de France 5. Son pavé sur l’altruisme a fait, voici un an, un tabac. Cette fois, le moine et scientifique qui arpente la planète pour défendre les droits de l’humain, prend fait et  cause pour l’animal. Dans son dernier livre, Plaidoyer pour les animaux (Allary Editions), il part en guerre contre l’abattage industriel, dénonce la « tuerie de masse » et les souffrances infligées aux animaux. Avec des chiffres éloquents, il interroge notre comportement, nous qui choyions nos chats et nos chiens mais dont la compassion s’arrête… au bord de l’assiette. Rencontre, dans une cuisine (végétarienne !) bruxelloise, avec un contemplatif réaliste qui met le doigt sur nos contradictions.

L’homme altruiste que vous êtes se présente cette fois comme l’ami des animaux ?

Il ne s’agit pas tant d’aimer les animaux mais de reconnaitre notre interdépendance avec ces êtres sensibles qu’on fait souffrir. 60 milliards d’animaux terrestres sont tués chaque année.On transforme l’animal en objet de consommation, en machine à faire des saucisses et tout le monde y perd, eux d’abord mais nous aussi. On y laisse notre conscience morale, notre santé et notre avenir environnemental. Nous avons énormément progressé dans les droits de l’homme alors que nous réduisons les animaux à leur valeur marchande ou utilitaire. On ne respecte pas le fait qu’ils puissent souffrir et méritent d’être en vie. Il ne s’agit pas d’humaniser l’animal mais d’étendre notre bienveillance à tous. Quand je vois qu’un oiseau comme la barge rousse vole sur 10000 km en se guidant avec les étoiles et que moi, je me perds dans les rues à Paris, je constate qu’elle a des qualités que je n’aies pas. Nous ne sommes qu’une espèce parmi un million six cent mille, alors un peu de modestie !

Le premier homme n’était pas un mangeur de viande. Vous situez le retournement de la relation de l’homme à l’animal avec le passage du chasseur cueilleur à l’éleveur

Les australopithèques étaient à 83% végétariens. La viande a longtemps été presque un luxe, un appoint rare, lorsque le chasseur par exemple trouvait un animal mort. Il y eut ensuite une longue période carnivore avec l’homme de Neandertal. Enfin, il y a 12 000 ans, avec la sédentarisation, on assiste à un essor de l’agriculture et de l’élevage. On domestique peu à peu le loup, le cheval, la chèvre, puis le chat en Egypte il y a 3000 ou 4000 ans et ce passage aux animaux d’élevage change le rapport de l’homme à l’animal. Ce qui est intéressant, c’est qu’au même moment, chez les Sumériens, on note l’apparition de l’esclavage humain ! L’idée est instituée qu’on va pouvoir désormais utiliser d’autres êtres vivants à notre profit. C’est un même processus de dévalorisation de l’autre.Matthieu Ricard 4

Ce qui n’est pas le cas dans les sociétés dites primitives ?

Non. Pour l’homme préhistorique, comme de nos jours pour des sociétés de chasseurs cueilleurs comme il en subsiste encore en Amazonie, l’animal est différent mais pas inférieur. Il est même parfois l’incarnation d’un esprit que l’on redoute ou l’on vénère pour sa force supérieure. Même nos meilleurs sportifs, rappelons-le, ne nagent qu’à la vitesse d’une carpe et ne courent qu’à l’allure d’un chat… Alors, pour préserver leur équilibre moral et mental, les sociétés qui ont domestiqué et fait souffrir l’animal ont éprouvé, du même coup, le besoin de le dévaloriser pour justifier leur comportement. En le déclarant inférieur et sans sensibilité, on peut s’en nourrir en toute tranquillité.

Vous êtes sévères avec les penseurs grecs et chrétiens qui ne voient rien de répréhensibles à faire souffrir les animaux ?

La plupart des religions monothéistes regardent l’animal comme un bien créé pour la consommation ou du moins l’usage de l’homme : ne pas le manger serait négliger le don que Dieu nous a fait. Et ceux qui ne le mangent pas, le font pour des raisons de frugalité, de pénitence ou d’interdit face à la chair de l’être impur. Il y a des exceptions cependant, des voix de compassion dans toute l’histoire : dans le christianisme, Saint Jean Chrysostome ou Saint François d’Assise ou, dans la Grèce antique, Ovide ou Plutarque, grand avocat du végétarisme. Théodore Monot rapporte aussi cette histoire d’un maître soufi marocain (une exception dans l’islam) qui, pendant qu’il enseignait, vit un oiseau tombé du nid et demanda à ses disciples de relever celui AGE_1011124105.jpgqu’il présenta comme l’un de ses « semblables ». Un mot que n’auraient jamais employé bien des humanistes. Enfin, n’oublions pas les 450 millions d’Indiens végétariens, la communauté la plus importante au monde avec ces champions que sont les Jaïns, strictement respectueux de toute vie. C’est l’Inde qui a fait découvrir, au XVIIème siècle aux voyageurs européens, une civilisation respectueuse des animaux.

Et dans le bouddhisme, au nom de quelle éthique refuser la viande ?

Par pure compassion. On ne peut pas se nourrir de la souffrance et de la mort d’êtres sensibles. Un soutra dit  : « Manger de la viande détruit la grande compassion ». Avec quelques nuances cependant : dans le bouddhisme du petit véhicule (Théravâda),  le moine ne doit pas manger un animal qu’il a tué lui-même ou qui a été tué à son intention, alors que dans le Grand véhicule (Mahayana), on fait vraiment voeu de compassion : il n’est pas question de faire de notre corps un cimetière. Tous les moines chinois sont ainsi strictement végétariens. Au Tibet, à l’époque ancienne sans route ni communication, vous n’aviez du lait et du yaourt que trois mois de l’année et le reste du temps de la farine d’orge, du beurre et de la viande séchée : être végétarien dans ces conditions était une vraie ascèse ! Aujourd’hui, les monastères tibétains en Inde n’introduisent plus de viande dans leurs cuisines. Dans le monastère de 600 moines où je vis au Népal, le végétarisme n’est pas une obligation stricte mais on n’achète ni ne cuit de viande afin de ne pas alimenter le marché de l’offre et de la demande. La moitié des moines sont devenus végétariens.

C’est votre choix personnel ?

Depuis 47 ans ! Mes maîtres spirituels l’étaient et pour moi c’est une évidence car comment prêcher la compassion et tuer pour manger ? Les études scientifiques nous rejoignent aujourd’hui montrant que manger de la viande n’est pas un besoin.Même des champions olympiques comme le coureur Carl Lewis se passent de viande. L’idée qu’on a besoin de protéines animales pour survivre est fausse. Et je constate un essor du végétarisme chez les jeunes qui se mobilisent pour la question environnementale. Manger moins de viande n’est pas seulement moral, mais c’est un moyen de rester en bonne santé et de ralentir le changement climatique. Sans que s’impose le 100% végétarien, la tendance va vers cette prise de conscience. C’est ce que j’appelle un progrès de civilisation. Il y a encore 300 ans, on torturait l’homme sur la place publique, on allait voir une exécution le dimanche comme on va voir aujourd’hui un match de foot. Il y a eu une évolution incroyable vers l’empathie et le respect de l’autre et elle va continuer. Aux Etats-Unis, pays de cow boys et de chasseurs, il n’y a que 4% de végétariens mais parmi les étudiants d’université, le chiffre monte à 20%.En France, les végétariens sont désormais aussi nombreux que les chasseurs.Matthie Ricard 3

La notion d’être sensible devrait bientôt entrer dans notre code civil ?

La plupart des pays européens ont intégré cette notion dans leur loi. On reconnait par là qu’il est scientifiquement prouvé que les animaux ressentent la douleur. Pour les Finlandais, les animaux ont même une conscience ! En France, le 14 avril dernier, la commission des lois de l’Assemblée nationale a reconnu aux animaux le statut d’« êtres vivants doués de sensibilité », et ce en conformité avec l’opinion majoritaire des Français. Mais il n’y a pas encore de décret d’application, le processus étant bloqué par ses opposants… Je suis frappée par l’incohérence morale de notre société sur cette question des animaux !Matthieu Ricard 2

On ne peut ignorer, écrivez-vous, le rapport entre la souffrance du veau et la côtelette ?

Il y a en effet comme une schizophrénie. Si seuls 14% des Français affirment leur désaccord avec l’élevage pour la viande, 65% seraient dérangés d’assister à l’abattage. On cache les abattoirs ! Jamais le film Terriens, qui montre les conditions de l’abattage industriel de la viande, n’a pu passer à la télévision. On ne veut pas choquer les plus jeunes par cette réalité « dérangeante ». On constate, par ailleurs, que  50% des enfants de classes moyennes à Chicago ne font pas le lien entre le steak du hamburger et l’animal réel. D’où vient le steak ? Des supermarchés ! Et avant ? De l’usine ! Et lorsqu’on leur apprend qu’il s’agit d’un animal, ils n’y croient pas. C’est un fameux paradoxe qu’une société où on vénère ses animaux de compagnie et où la compassion s’arrête au bord de l’assiette. L’an dernier, on a beaucoup médiatisé le geste inhumain de cet homme qui a été filmé jetant un chat contre un mur. Tout le monde s’est mobilisé, l’homme a été condamné, le chat sauvé, c’est bien ! Mais qui s’est ému que, le même jour, 500 000 animaux – parfois jusqu’à 1000 porcs à l’heure ! – aient été abattus dans des conditions épouvantables ?

Ne peut-il y avoir un façon éthique de faire de l’élevage pour la viande ?

Bien sûr, la vache qui paisse avec son veau dans un pré en Dordogne, c’est mille fois mieux que celle qu’on a isolé dans un box ou que ces truies enfermées dans des cages de barreaux d’acier pour ne pas écraser leurs vingt-cinq porcelets. Mais cela ne change pas le fait qu’on élève Blanchette ou Roussette pour les tuer. C’est un moindre mal….

Matthieu Ricard 6N’est-il pas plus urgent, peut-on encore vous objecter, de se mobiliser pour les droits de l’homme ?

Ceux qui avancent cet argument ne se mobilisent souvent ni pour les uns, ni pour les autres ! Je suis engagé dans 140 projets humanitaires et m’occuper des animaux ne m’a pas ralenti une seconde. C’est d’ailleurs intéressant de voir que, dans l’histoire, ceux qui ont milité pour les droits de l’homme ont aussi lutté pour les droits des animaux. Sait-on que Tolstoï, Shelley ou Théodore Monod était des végétariens convaincus, défenseurs de la cause animale ? Il n’y a pas de barrière pour la compassion ! On ne peut pas obliger quelqu’un à être bon, mais qui pourrait contester que c’est la plus noble expression de la nature humaine ?

Philosophie occidentale & Méditation

Midal FabriceFabrice Midal parle avec profondeur et précision de ce qu’est la méditation, de ce qu’est l’esprit ouvert à ce qui est, de la recherche de ce qu’est la vérité qui nécessite la sortie du cadre habituellement admis comme la vérité.

Fabrice Midal

Un discours riche et limpide qui nous rend plus conscient de notre époque et de ce que devrait être notre époque. Et ce en faisant référence outre à Martin Heidegger à d’autres personnages tels Henri Matisse, Paul Klee, Jackson Pollock, Jean Dubuffet, Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire et d’autres encore.

En l’écoutant nous nous sentons plus riches, plus intelligents qu’une heure et demi auparavant.

 

Mémoire & Apprentissage

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Voici une sélection d’articles concernant la mémoire et l’apprentissage tiré du site Le Point.fr:

Construisez un projet

construire-un-projetSe lancer dans l’apprentissage d’un domaine nouveau peut décourager le premier venu. Pour dédramatiser et faciliter votre effort, il est nécessaire de construire un projet. En fonction de l’objectif final, il vous faut découper les étapes intermédiaires, moins impressionnantes, et prévoir les efforts à fournir (livre à lire, heures de travail personnel…). Une fois cette feuille de route constituée, il vous reste le plus difficile : vous y tenir. En plus d’une solide volonté, cela implique en particulier de dégager des plages de temps exclusivement dédiées à votre apprentissage.

Trouvez votre motivation

Vous l’avez forcément remarqué : certaines informations s’impriment facilement dans votre esprit quand d’autres semblent ne jamais trouver de place dans votre mémoire. La différence se résume bien souvent à une question de motivation. Cette dernière peut être de deux ordres : extrinsèque (reconnaissance des autres, récompense…) ou intrinsèque (satisfaction de l’action en elle-même). « Pour apprendre, les motivations intrinsèques sont celles qui fonctionnent le mieux », précise Xavier Delengaigne. Plutôt que d’acquérir un nouveau savoir pour faire plaisir à votre boss (ce peut être à l’origine de votre démarche), mieux vaut parvenir à se réjouir de cet apprentissage en lui-même.

Trouvez du plaisir à l’apprentissage

Contrairement à ce que vos souvenirs d’école vous suggèrent peut-être, apprendre n’est pas forcément un chemin de croix. Au contraire, on retient mieux lorsque l’on baigne dans le bien-être. Conséquence pour celui qui veut optimiser ses séances : « il faut créer les conditions pour apprendre avec plaisir, et non dans la douleur », indique Xavier Delengaigne. Comment ? En intégrant par exemple une dimension ludique à vos séances studieuses, en utilisant le mind mapping plutôt que la lecture de textes austères ou, plus simplement, en vous récompensant de l’effort fourni. Trouvez la formule qui vous donnera du cœur à l’ouvrage.

Utilisez le mind mappingutiliser-le-mind-mapping

La technique des cartes mentales, plus connue sous le nom anglais de mind mapping, permet d’organiser ses idées sur un schéma en deux dimensions, en les structurant sous forme d’une arborescence. Enthousiaste, Xavier Delengaigne estime que « le mind mapping est utile dans 95% des cas ». Parmi ses atouts : une meilleure mémorisation grâce à la clarté de l’information, une visualisation plus simple grâce à l’image et aux mots, une charge de données à retenir plus légère grâce aux grappes d’informations et des idées connectées entre elles.

N’oubliez pas le physique

« On a parfois tendance à l’oublier, mais on apprend avec le corps », rappelle Xavier Delengaigne. C’est pourquoi, dans son livre « Apprendre à toute vitesse », certains exercices de « braintonic » sont présentés. Eh oui, le cerveau est d’autant plus efficace qu’il est bien irrigué, la concentration peut être ravivée par certains exercices… Dans tous les cas, il faut garder à l’esprit que la forme physique n’est pas totalement étrangère à la performance intellectuelle. Ménagez donc votre corps, votre esprit vous remerciera.ne-pas-oublier-le-physique

Oxygénez votre cerveau

Dans son ouvrage « Muscler sa mémoire », Tony Buzan écrit qu’il faut « faire des pauses brèves et régulièrement espacées… Pendant les séances de travail, elles favorisent la remémoration, car elles donnent du temps à l’esprit pour absorber la matière étudiée ». Inutile donc d’enchainer des sessions de 4 heures, elles ont un effet plus préjudiciable qu’autre chose. Les pauses brèves sont aussi indispensables car elles peuvent soulager la tension accumulée pendant les périodes de concentration intense. Le docteur Jean-Marie Bourre, auteur de « La nouvelle diététique du cerveau », ajoute que « le cerveau doit être immanquablement oxygéné. Celui-ci représente 2 % du poids du corps mais consomme 20 % de son oxygène. » Profitez-donc de vos pauses pour respirer un peu d’air frais.

Utilisez l’image mentale

C’est une technique utilisée par les orateurs de l’antiquité pour retenir un discours de plusieurs heures. L’idée consiste à mémoriser des mots dans un espace connu. En se promenant mentalement dans ce lieu, les différentes idées apparaissent une à une et dans le bon ordre.

Voyagez par exemple dans votre cuisine, en plaçant les idées clés de votre intervention en public dans le four, l’évier ou la cafetière. Ainsi, en vous déplaçant dans cette pièce que vous connaissez bien, vous pourrez dérouler votre discours sans trou de mémoire.

Prenez des notes efficaces

Une bonne prise de notes améliore la mémorisation. Lors d’un séminaire, au cours de la lecture d’un article ou pour organiser vos idées, il vous faut apprendre à coucher sur papier les éléments importants de manière brève, lisible et efficace. Mais vos notes ne sont pas forcément condamnées à se composer d’une suite ennuyeuse de mots dans laquelle vous vous perdez. Xavier Delengaigne suggère ainsi de les organiser sous forme de carte, à la manière du mind mapping, afin de rendre immédiatement compréhensible l’enchaînement logique des idées. Evidemment, dans un premier temps au moins, ce genre d’exercice est difficile à réaliser simultanément à un discours.

Découpez les séances

« Le cerveau a du mal à rester concentré sur la durée, généralement plus de trois quarts d’heure, précise Xavier Delengaigne. Il a besoin de changement. » Sachant cela, évitez de vous imposer des séances de travail trop longues si vous sentez que vous décrochez. En plus des pauses indispensables, faites l’effort d’intégrer de la variété dans vos apprentissages, la diversité des sujets remobilise votre attention. « Etant donné la capacité limitée de la mémoire à court terme, il faut organiser pour apprendre, c’est-à-dire regrouper en petites unités l’information que l’on doit retenir« , conseille Alain Lieury. La mémoire a besoin d’être organisée, structurée, classée. Si vous avez de nombreuses choses à retenir, vous devez donc apprendre à les regrouper pour mieux les mémoriser. Il sera vain de prétendre retenir un dossier remis par sa hiérarchie en le lisant d’une traite. Prenez plutôt le temps d’en intégrer progressivement les différents éléments, de les digérer de manière à pouvoir y revenir en profondeur plus tard. Marc, responsable marketing dans un grand groupe agroalimentaire, explique ainsi : « Je lis les rapports que je reçois une première fois, j’en dégage l’articulation puis reprend le dossier chapitre par chapitre. »

Répétez encore et encorerepetez-encore-et-encore

La répétition ancre les faits dans la mémoire. « Celle-ci repose en effet sur des connexions entre neurones et la répétition est le mécanisme qui assure la force de ces connexions », explique Alain Lieury. Pour faire travailler votre mémoire, vous devez donc répéter l’apprentissage d’un sujet jusqu’à ce que vous le maitrisiez. Il n’y a pas de secrets, les champions de sports ou les plus grands illusionnistes ont en commun, outre un talent inné évident, d’avoir répété des milliers voire des millions de fois un même geste. C’est à force de pratique que vous transfèrerez les informations stockées dans votre mémoire court terme dans votre mémoire long terme. Tony Buzan rappelle que « la révision n’est pas seulement l’occasion de revisiter une information que vous avez mémorisée, elle vous permet aussi de compléter vos connaissances », et donc d’améliorer votre mémorisation. Pour ancrer une information dans sa mémoire, mieux vaut s’y reprendre à plusieurs fois. Hermann Ebbinghaus, un psychologue allemand du XIXe siècle, a testé sa propre mémoire en apprenant une liste de syllabes. Constat sans appel : l’oubli est très rapide. Dès, le lendemain de l’apprentissage, 75% des informations sont perdues. En revanche, l’apprentissage s’améliore grandement avec les répétitions. Xavier Delengaigne suggère d’utiliser un logiciel de « flashcards » ou « cartes mémoire ». Basé sur le principe des répétitions espacées, il permet de se poser régulièrement les mêmes questions et de favoriser ainsi la mémorisation.

Faites preuve d’imagination

Tony Buzan avance que « plus vous sollicitez votre imagination et plus vous augmentez votre capacité d’apprentissage. »L’absence de limites d’une imagination stimule en effet les sens et par conséquent le cerveau qui se débarrassent ainsi de toute inhibition dans le processus d’apprentissage. Ainsi, se représenter la photo mentale d’une scène concrète est une gymnastique des neurones bénéfique à la mémoire. Le recours à l’exagération, dès lors qu’elle constitue un trait caractéristique, ou au symbolisme, sont autant de démarches s’appuyant sur l’imagination et permettant de faciliter la mémorisation d’un évènement ou d’une information.

Lisez avec méthode et rythme

Pour se souvenir de sa lecture, il est nécessaire de l’ancrer dans son esprit. Or une lecture unique n’y suffit pas toujours. Engager son esprit dans une lecture dynamique implique donc l’identification des idées directrices, des questionnements et… des temps de pause. Avant de débuter la lecture, il faut déterminer l’objectif de celle-ci : s’agit-il de se distraire, de s’informer ou de confronter ses propres idées avec un autre point de vue ? Pendant la lecture, pour mieux fixer l’essentiel, il faut s’efforcer d’isoler mentalement les mots, les informations ou les images clés. Et, dès qu’une association surgit, ne pas hésiter à émettre un commentaire ou une critique, si possible à voix haute. Ainsi les émotions sont prises en compte et aident à restituer efficacement l’information.

N’oubliez pas les moyens mnémotechniques

Un procédé mnémotechnique bien connu est l’utilisation d’une phrase clé qui consiste en une organisation d’indices lexicaux », rappelle Alain Lieury. « Mais où est donc Ornicar » permet par exemple d’apprendre les conjonctions de coordination et les premières lettres de « Mon vélo tourne mal, je suis un nouveau piéton » dévoilent la disposition des planètes en partant du Soleil. Alain Lieury rappelle néanmoins que « ces procédés phonétiques ne sont que des aides ponctuelles« . Ils ne sauraient constituer un moyen suffisant d’apprentissage.

Respectez votre rythme biologique

Vous vous en étiez peut-être rendu compte, il y a des plages horaires où vous êtes plus efficaces que d’autres. « Le milieu de la matinée jusqu’à l’heure du déjeuner correspond à un pic de qualité dans les apprentissages », explique Alain Lieury. En revanche, juste après le repas de midi, l’attention est beaucoup moins bonne. De nombreux pays ont d’ailleurs fait de la sieste une institution. Ces quelques minutes de repos permettent en effet de réengranger un maximum d’énergie. « A partir de 14h30 et ce jusqu’à 17h, l’attention revient et est à son maximum« , constate Alain Lieury. C’est généralement la période où vous êtes la plus efficace même si certains profils noctambules dérogent à la règle. Jonathan, étudiant en école de commerce, confesse privilégier « la nuit lorsque l’appartement baigne dans un calme propice à la concentration nécessaire. » Attention toutefois à ne pas trop dérégler votre rythme biologique.

Apprenez puis… dormezapprenez-puis-dormez

« Le sommeil est bon pour consolider les apprentissages de la journée », explique Alain Lieury. D’où la nécessité de préserver son sommeil lorsque l’on prépare des examens ou une présentation. Si ce spécialiste de la psychologie cognitive confirme qu’écouter une cassette durant son sommeil est totalement inefficace, il explique que « durant le sommeil paradoxal (quand se produisent les rêves, NDLR) s’opère un véritable travail d’archivage de l’information ». Les informations acquises peu de temps avant de dormir sont souvent les mieux retenues. Plus on est jeune et plus ce sommeil paradoxal, phase de triage et réarrangement de l’information, est long. « Ceci étant, il est faux de dire que les enfants ont une meilleure mémoire que les autres. Dans la mesure où ils partent de quasiment rien, leurs progrès sont juste plus significatifs. »

 

Orchestre recyclé

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Cateura, au Paraguay est un bidonville construit sur une immense décharge accueillant généreusement toute les déchets du monde.

Orchestre recyclé Jusqu’à ce que deux hommes, Favio Chavez un chef d’orchestre, et Cola un luthier et employé de la décharge aient une idée remarquable: transformer les déchets du bidonville en instruments de musique. Ils mettent alors au point des violons, violoncelles et flûtes traversières en tôle froissée, tuyauterie abandonnée, tissus, vieux bidons de colle… tous les matériaux de récupération exploitables sont utilisés et savamment travaillés. Paraguay Landfill Harmonic

C’est ainsi que naît l’«Orchestre Recyclé», qui change la vie de dizaines d’enfants du bidonville en leur enseignant la musique, et même la «grande musique». Le résultat est vraiment impressionnant, le son qui s’en dégageant ayant une couleur originale mais relativement fidèle à celui des instruments de base.

Depuis,  l’orchestre se produit dans tout le pays et dans le monde entier. Un documentaire «Landfill Harmonic »  lui est même consacré (voir extrait ci-dessous).
Leur devise? « Le monde nous envoie ses déchets, nous lui renvoyons de la musique. » Une vrai leçon de vie.

 

 

 

Témoignage d’une infirmière-stagiaire

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Sur le forum d’Infirmiers.com, Camille raconte, avec beaucoup d’émotions, comment s’est passé son premier stage. Celui qui a brisé quelque chose au fond d’elle.

pleurs tristesse infirmière

Je m’appelle Camille, j’ai 19 ans et aujourd’hui j’ai décidé de briser le silence.

Septembre 2013 : Je suis sur liste complémentaire.

Deux jours après la rentrée, l’IFSI m’appelle, un désistement, je suis prise. Après deux mois d’attente et de stress c’est avec un énorme soulagement et les larmes qui coulent sur mes joues que je crie un « oui » dans le téléphone. Alors il faut tout préparer, imprimer les papiers, prévenir la famille de la bonne nouvelle et puis partir à une heure de chez soi, démarrer une nouvelle vie seule, avoir son appartement, son indépendance. Le rêve de quasiment tous les jeunes de 18 ans, on ne va pas se mentir. Le lendemain, un mercredi, je fais donc ma rentrée en institut de soins infirmiers. Heureuse ça oui, c’était tout ce que je voulais. Les jours passent, je rencontre de nouvelles personnes, je me fais des amis, je vis ma vie. Je découvre une nouvelle ville, un nouveau monde. Le monde étudiant. Avec sa certaine insouciance, ses soirées et puis cette liberté. J’ai 18 ans, j’ai l’impression d’être le maître du monde, rien ne m’atteint, je suis jeune, belle (ça dépend des jours) et libre.

Novembre 2013 – Dans quatre jours, je commence mon tout premier stage. En neurochirurgie. Oui, le service de Derek Shepherd dans Grey’s Anatomy. Oui le cerveau, la moelle épinière, le système nerveux, tout ça. Partout autour de moi on me dit « Mais c’est super, tu vas t’éclater », on m’envie presque. Je souris, je suis confiante, pressée. Je bois les paroles de ces gens, pire même, je les crois de tout cœur. Dans quatre jours, je vais dans le service de neuro et je suis comme un enfant à la veille de Noël.

Et puis ce fameux jour arrive. Anxieuse, il faut l’avouer tout de même, j’entre dans l’hôpital. C’est immense, des dizaines d’étages, de services. Partout, des gens qui courent, des patients qui attendent, d’autres qui marchent, qui parlent, qui sont là tout simplement. Je me rends dans ce service. Je me présente. Oui oui c’est moi, Camille, l’étudiante infirmière qui commence son stage aujourd’hui. On m’indique où me changer, on se présente à moi. Cadre, aide(s)-soignant(e)s, infirmier(e)s, médecins, internes et j’en passe… On m’explique ce qu’on fait exactement ici, le profil des patients. Et puis la première journée se termine. Oui oui c’était bien, j’aime bien. Le lendemain et puis le jour d’après aussi c’était bien, j’aimais bien.

Cette fois-ci, la réalité du terrain va me mettre une claque. Ici, les patients sont en train de mourir.

Le troisième jour, je change d’étage. Toujours le service de neuro mais cette fois-ci, la réalité du terrain va me mettre une claque. Ici, les patients sont en train de mourir. C’est le matin, l’équipe effectue les transmissions. Je lis ma feuille, mes doigts tremblent légèrement, ma gorge se serre. Hémorragie méningée, tumeur cérébrale, traumatisme crânien, anévrismes, trachéos, coma, soins palliatifs. Des tas de mots qui font peur s’enchaînent. Et puis… Il y a cette patiente. Je ne l’ai encore jamais vue. Mais cette patiente a déjà changé ma vie sans que je m’en rende vraiment compte. Du fait de son jeune âge comparé aux autres patients, du fait de la longueur des transmissions écrites pour elle, du fait des mots effrayants qui la décrivent. Je n’entends plus rien autour de moi, mes yeux et mon esprit restent bloqués sur ce nom, sur cet âge, sur ces mots compliqués et moches. Des mots qui riment avec la souffrance, la maladie et la mort. J’ai déjà envie de pleurer. Stop Camille, reprends toi, c’est le métier, c’est comme ça. La tournée commence, je suis une infirmière assez froide. Je prends la tension, la température… Et puis, nous voilà devant cette porte. Chambre numéro 15, il y a une baleine bleue en guise de… décoration. La porte est fermée, mais je sais exactement quelle patiente se trouve dans cette chambre, dans ce lit. Les battements de mon cœur s’accélèrent, je serre les poings, je respire un bon coup et suis l’infirmière qui pousse la porte. C’est à cet instant précis que tout a changé. Que Camille n’était plus Camille. Je l’ai vue dans son lit, le regard perdu, la trachéo, des fils partout. Impossible de parler, de répondre… Juste des larmes lorsqu’on s’approchait d’elle. Des larmes et de l’effroi au fond des yeux. L’état pauci-relationel, ils appellent ça comme cela. Moi j’appelle ça le cauchemar. Je ressors de cette chambre les larmes qui menacent de couler, une douleur poignante au fond de l’estomac. Quelque chose s’est brisé ce matin là. Quelque chose qui n’est toujours pas réparé presque neuf mois après.

Les jours sont passés, je suis restée dans ce service où la mort et la souffrance étaient partout. Elles imprégnaient les murs, la peau, les gens… Autour de moi on me disait ça doit être génial ce stage, c’est comme dans Grey’s Anatomy, Dr House, Urgences. Oui oui c’est super, j’adore. J’assurais à toutes ces personnes avec un sourire faux que oui, ça se passait bien. Que mon premier stage, c’était le top. Mais la vérité était bien loin. La vérité c’est que je rentrais chez moi en larmes tous les soirs, la vérité c’est que je trouvais un appartement vide tous les soirs, que faire à manger, lire un livre, réviser, sortir m’était totalement impossible. Je ne dormais plus. Cauchemars incessants, insomnies… Et chaque matin, quand le réveil sonnait à 5h30, il fallait se lever, même après une nuit sans sommeil, même après une nuit de larmes et de peur. Il fallait se lever et y retourner. Épuisement, angoisse, peur… L’insouciance du monde étudiant, de la nouvelle vie, de l’indépendance, tout ça, tout ça.. envolé.

Les semaines de 45 heures m’ont tuée. Tous ces patients en train de mourir m’ont tuée. Cette infirmière qui m’a dit un jour que j’étais « nulle » m’a tuée. Le chaos qui régnait dans cette équipe et dans ce service m’a tuée. Ces infirmières qui pleuraient d’épuisement m’ont tuée. Ces nuits sans trouver le sommeil m’ont tuée. Ce silence que je gardais m’a tuée.

Culpabilité, épuisement, douleur, angoisse, peur, tristesse… Des milliers de sentiments se bousculent en moi.

Fin de la troisième semaine de stage. Vendredi, une formatrice de l’école vient me voir. On s’assoit, elle me demande comment cela se passe. Je tente un sourire, un sourire de travers, comme un vieil objet qu’on aurait tenté de rafistoler un bon paquet de fois. J’essaie de raconter, de tourner ça à l’utopie mais ma gorge se serre de plus en plus, ce sourire hypocrite m’épuise alors je craque. Un flot de larmes s’écoule, encore une fois depuis trois semaines oui… Mais la première fois devant quelqu’un. Alors je dis que je n’en peux plus, que je suis épuisée. Et bla-bla-bla qu’elle me répond, il faut s’accrocher, ça va aller. C’est normal c’est un service difficile. J’acquiesce, je me tais. Je la crois. Non pardon, je fais semblant de la croire.

Le lendemain, le samedi 23 novembre, je suis d’après-midi. Je commence la tournée avec cette infirmière sympathique, la seule à qui j’ai pu parler de cette patiente. Et puis en parlant de cette dernière… Pour la première fois depuis trois semaines, je me trouve à nouveau devant la porte de sa chambre. Devant ce 15 et cette baleine bleue. L’infirmière me demande si ça va, si tu préfères m’attendre devant la porte tu peux. Je la regarde, je regarde la porte, le 15 et cette baleine bleue. Puis je ne vois plus rien. Tout est trouble autour de moi. Je pleure. Une habitude maintenant. Mais je pleure devant un service entier, devant une équipe, devant le papa de cette patiente. Culpabilité, épuisement, douleur, angoisse, peur, tristesse… Des milliers de sentiments se bousculent en moi. La blouse blanche que je porte sur moi ne me protège pas. Combien de fois m’a t-on dit Quand tu mets la blouse, tu n’es plus Camille tout court, tu es Camille l’étudiante infirmière, tu dois laisser tes soucis et tout le reste au vestiaire. Tu parles. Ce jour-là, la Camille tout court, la Camille de 18 ans pleine d’insouciance et un tantinet trop sensible n’est pas restée au vestiaire. Elle s’est mélangée à la Camille étudiante infirmière. Et elles se sont écroulées toutes les deux en plein couloir d’un hôpital, sous le regard de dizaines de personnes. Le lendemain, un dimanche, je n’ai pas réussi à sortir de mon lit, pas réussi à m’habiller, prendre le tram et retourner dans cet hôpital, dans ce cauchemar. Un coup de fil au premier médecin de garde trouvé. J’ai mal au ventre, j’ai vomi aujourd’hui, je ne peux pas aller en stage il me faut un certificat s’il vous plaît. Bien sûr, c’est faux. Mais je ne peux pas. Je ne peux pas dire que je voudrais me jeter sous ce tram ou du 13ème étage de l’hôpital. Je ne peux pas dire Je suis presque morte, aidez-moi, ça n’a pas de sens. Et puis j’ai 18 ans, c’est jeune. C’est le bel âge. On ne tombe pas plus bas que terre, dans ce gouffre à cet âge là. Tas de conneries dont j’ai voulu me persuader. Quelques médicaments à base de plantes pour mieux dormir, un certificat et je rentre chez moi.

Le lundi, je me rends à l’école pour donner ce fameux papier qui pour moi était comme une libération. Arrêtée. Arrêtée pour deux jours. Dimanche et lundi. Pourtant ce lundi, après l’école j’avais prévu d’y retourner. Car il le fallait. Je devais. Dans ce secrétariat, j’ai rencontré une formatrice. Bonjour Camille ! Comment allez-vous ? c’était une simple question banale vous allez me dire. Mais en réalité c’était une main qu’on me tendait, une issue de secours, une corde qui pouvait peut-être me ramener à la vie. Alors je l’ai attrapée, je l’ai attrapée de toutes mes forces, du moins avec la force qu’il me restait. Oui. Je me suis écroulée ce lundi devant cette formatrice. Des larmes, des larmes et encore des larmes. Venez on va parler. Qu’est-ce qui ne va pas ? Je n’en peux plus. C’est tout. Je n’en peux plus.

Mardi, mercredi, jeudi, vendredi… Les jours se sont enchaînés. Je ne suis jamais retournée dans ce service. Je n’ai rien dit à personne. Je n’ai pas raconté le cauchemar, je n’ai pas raconté les larmes, les insomnies, l’isolement, la peur, l’angoisse, la douleur, le noir omniprésent, la solitude, l’insécurité. Je n’ai rien dit. Je ne suis pas retournée dans ce service mais l’enfer était loin d’être fini. Il ne l’est toujours pas neuf mois après d’ailleurs.

Je m’appelle Camille, j’ai maintenant 19 ans et je redouble ma première année. Ce n’est pas une tare, ni un échec. Je vais très certainement remettre les pieds dans un hôpital et je dois avouer que cela me donne une peur bleue. Pire même. Comme une phobie… Ce stage a tout changé. Il m’a changée. Il a brisé quelque chose au fond de moi et je ne pourrais sûrement jamais le réparer entièrement.

Avec ce message, je ne cherche pas une quelconque compassion, des messages d’encouragements ou quoi que ce soit du genre. Je voudrais juste laisser une trace de ce qu’il s’est passé ce mois de novembre 2013. Certaines personnes n’ont pas réellement compris, je ne leur en veux pas. A vrai dire, moi non plus je n’ai pas bien compris ce qu’il m’arrivait. Je sais seulement qu’encore aujourd’hui, je suis loin d’être guérie et que non, ce n’est pas comme dans « Grey’s Anatomy, Dr House ou Urgences ». C’est bête et puéril d’avoir pensé ça mais j’avais 18 ans, je n’y connaissais rien. J’étais jeune, insouciante et pleines de rêveries. C’est toujours le cas, mais différemment.

Camille  Étudiante en Soins Infirmiers

Stage d'une Infirmière

 

 

Ecovillage Hameau des Buis

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Sophie Rabhi

Sophie Rabhi est à l’origine de ce projet d’écovillage qui a démarré en 2006. Vu de l’extérieur comme utopique celui-ci vit désormais. Il est un exemple d’un projet réussi. Cet écovillage a été créé de toute pièce en Basse-Ardèche après un premier achat de terrain constructible de 4000 m2 puis un second d’une superficie quasiment identique. Celui-ci outre les habitations a une école dont la pédagogie s’inspire de quatre grandes personnalités qui placent le respect de l’enfant au coeur de l’éducation: Maria Montesorri, A.S.Neil, Marshall Rosenberg (communication non violente) et Krishnamurti.Sophie Rabhi 4

 

 

 

Barefoot Acupuncturists

Acupuncture

 

Barefoot Acupuncturists qui veut dire « Acupuncteurs aux pieds nus » a décidé en 2007 d’implanter en Inde des dispensaires de soins utilisant comme discipline thérapeutique l’acupuncture. Le premier dispensaire fût celui de Bombay qui se trouve aujourd’hui à la lisière d’un bidonville. Ceux qui n’avaient pas les moyens de se soigner peuvent l’être désormais pour quelques roupies.barefoot acupuncturist 2014 Petit à petit naissent d’autres dispensaires. Petits pas par petits pas cette ONG améliore la santé de nombreuses personnes.

Elle reçoit dans chacun de ses dispensaire 25 patients/jour et utilisent chaque année environ 100 000 aiguilles. Les plaintes principales sont rhumatologiques (69%) et neurologiques (19%). La majorité des patients consultent Barefoot Acupuncturists pour des douleurs physiques, une minorité pour des séquelles d’AVC (paralysie, parésie, faiblesse des membres…).

Barefoot Acupuncturists dispense aussi des formations en acupuncture dans le but de préparer les praticiens locaux à une complète autonomie. A ce jour, l’aisbl a formé sur le terrain 7 praticiens diplômés en acupuncture, mais dont les bases étaient très faibles. Tous ces acupuncteurs sont employés par Barefoot Acupuncturists. L’association prépare une formation de 3 à 6 mois qui sera destinée à d’autres ONG locales, actives dans les bidonvilles et les villages. Les bénéficiaires seront des médecins, infirmières, sages-femmes et travailleurs sociaux.

Pour info voici les informations projets, générales et financières de Barefoot acupuncturists visibles sur le site donorinfo.be

Quelle belle et généreuse idée devenue en quelques années une très très belle réalisation!

 

 

Shiatsu & Acupuncture

acupuncture

Le shiatsu et l’acupuncture ont de nombreux points communs. L’un et l’autre suivent les principes de la médecine traditionnelle chinoise, avec une même pensée thérapeutique utilisant une méthodologie qui leur est propre. Le livre « Précis d’acupuncture chinoise » parle de la médecine chinoise en ces termes : « Les anciens ont découvert au cours de leur combat contre la maladie que la stimulation de certain endroits de la surface corporelle améliorait certaines maladies internes. Ils ont appelées ces endroits des points (des tsubos). Ensuite ils ont découvert que la stimulation de séries définies de points améliorait le syndrome des maladies de tel organe particulier. C’est en reliant ces points et les fonctions des organes en un système, qu’ils ont constitué graduellement la théorie des méridiens ».

Selon la médecine chinoise l’homme est en interdépendance avec la nature. L’homme capte les climats externes et s’y adapte. Il possède des marées régies par les phénomènes extérieurs, par les rythmes des saisons et par l’activité interne de ses organes. Ces organes, le Foie, Le Coeur, la Rate, le Poumon et les Reins sont les maitres des émotions. Ils ont chacun leur période, leur saison et sont à l’image d’une fleur ouverte qui à sa période est épanouie et à la fois fragile. Au Printemps (le Foie), en été (le Coeur), en intersaison, l’été indien (la Rate), en automne (le Poumon) et en hiver (les Reins).

Shiatsu style

Cette pensée est bien différente de celle à laquelle nous sommes habitués. Les termes employés dans la médecine chinoise sont un voyage dans l’inconnu et les chemins empruntés un mélange de poésie et de raisonnement. Etudier ces deux disciplines c’est découvrir un univers tout autre et passionnant. J’apprécie dans ces deux disciplines leur simplicité, qui ne veut pas dire facilité, et le fait qu’elles n’ont quasiment besoin d’aucun instrument. Les instruments pour le shiatsu ce sont les mains, pour l’acupuncture juste une tige de métal surmonté d’un toron de cuivre, l’aiguille.

 

 

Mémoire et Examen

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Il y a trois types de mémoire: 

● La mémoire lexicale: c’est elle qui fait que l’on se souvient des noms, des dates et de l’orthographe des mots.

● La mémoire sémantique: grâce à elle, on retient le sens des mots, des événements, des concepts.

● La mémoire imagée: elle nous permet de mémoriser des «synthèses d’images». Attention, elle est piégeuse: il ne s’agit pas d’une mémoire photographique. Pour ne pas s’encombrer de détails, notre cerveau simplifie les images qu’il enregistre.

La mémoire lexicale fonctionnent par « le par cœur et la répétition » mais elle ne suffit pas à donner du sens. Pour cela, il faut entraîner sa mémoire sémantique. Celle-ci fonctionne comme un classeur et range les informations par catégories. C’est pour cette raison qu’il faut user et abuser des arborescences pour bien retenir les informations. Ça tombe bien, en général, les cours sont construits de cette manière. «Pour retenir un chapitre, il faut le ficher en simplifiant bien les informations: 3 titres avec chacun 3 sous-titres au maximum» Pour comprendre, il est recommandé aussi de multiplier les sources d’information: le cours, le manuel, un documentaire en vidéo, un article. «La mémoire sémantique est plus subtile que la lexicale et elle a besoin de multiplier les points d’entrée de l’information pour bien fonctionner».

Ne vous focalisez pas sur un seul type de mémoire: usez et abusez de ce qui marche le mieux pour vous, mais multipliez les méthodes pour renforcer vos acquis. Mémoire visuelle, auditive et kinesthésique (liée au mouvement) sont ainsi à utiliser de façon conjointe pour renforcer l’apprentissage. Pour la plupart des gens, c’est la mémoire visuelle qui est la plus développée: n’hésitez donc pas à user et abuser d’illustrations pour mieux mémoriser vos cours.

cerveauAvancer étape par étape :

Pour «rester motivé», il est important d’avancer par étapes, «morceaux par morceaux», et de ne surtout pas se focaliser sur l’ensemble de ce qu’il reste à faire. Enfin, apprendre à dégager son bureau: un espace de travail propre et bien rangé préviendra «tout risque de confusion à votre esprit».

Il faut établir un programme hebdomadaire de vos révisions, en fonction des types de journées dont vous disposez. Votre planning doit se terminer une semaine avant le début des épreuves. Vous consacrerez les derniers jours à revoir les derniers points qui vous posent problème et à vous détendre !

Pour rendre les choses plus supportables, il faut impérativement vous octroyer un temps de détente. Allez courir et vous défoulez environ 25 minutes est une bonne solution pour tenir le coup. Huit heures de travail par jour maximum ! Ce qui est primordial pour le corps, c’est la régularité. Pour avoir une mémoire en forme, il faut travailler tous les jours à la même heure.

Le secret pour réviser efficacement, c’est de varier les plaisir. Privilégiez les sessions variées, intenses et d’une heure maximum. A répéter le plus souvent possible. Le cerveau est capable de se concentrer efficacement entre 45 minutes et une heure d’affilée. Et quand vous sentez la fatigue pointer son nez : levez-vous ! Faites quelques pas et buvez un verre d’eau :  cela permet de lutter contre la somnolence.

Quand vous décidez d’une pause, réfléchissez aussi à votre programme pour le reste de la journée et donnez-vous un objectif. «Se donner des objectifs, et les tenir, cela montre que l’on ne cède pas à la pression, et même qu’on est capable de la gérer.

Mémoire comment ça marche?Comment rédiger une bonne fiche de révision?

Il faut d’abord passer du temps à comprendre et mémoriser le cours depuis ses notes et ensuite se poser la question des informations essentielles à placer sur la fiche de synthèse.

Les spécialistes de la formation conseillent de faire trois catégories de fiches.

  • La première avec le plan du cours : titres, grands chapitres, sous-chapitres…

  • La seconde avec les résumés : informations à retenir, contenu indispensable, règles et dates…

  • La dernière fiche sous la forme de base de données : formules, définitions, citations… 

Une bonne fiche de révision est une fiche claire. D’où l’intérêt « de la rédiger sur du papier cartonné, de la numéroter et de lui donner un titre ». Autre élément essentiel : les codes couleurs. Ils permettent de hiérarchiser les informations et de développer sa mémoire visuelle. Le rouge peut, par exemple, représenter ce qu’il faut apprendre par cœur, le vert les informations secondaires, le bleu les exemples parlants. Mémoire visuelle ou auditive? Si vous préférez les croquis, les graphiques, faire des fiches colorées et organisées est la meilleur solution pour vos révisions. Au contraire, si vous êtes de ceux qui préfèrent les rimes, les dictons, lisez à voix hautes vos cours et révisez en conversant avec un ami. « Une fiche de révision est un document qui reprend l’essentiel du cours de manière condensée afin de mémoriser et de se faciliter les révisions.

Révisions en groupe

Certaines personnes aiment réviser en groupe car cela les rassure ou les stimule. Les séjours de révisions entre amis peuvent être une bonne solution, à condition d’être très exigeant sur le casting : oui au petit groupe (3-4 personnes maximum) motivé et sérieux.

Trucs et astuces

Le champagne améliorerait la mémoire spatio-temporelle de manière significative, selon des professeurs de l’Université de Reading au Royaume-Uni. Autrement, une étude américaine de la Mount Sinaï School of Medecine de New York, affirme que le vin rouge favorise le fonctionnement de la mémoire, plus particulièrement le cabernet sauvignon.

L’alimentation en général reste primordiale lorsqu’on passe un examen. Le magnésium (chocolat noir,amandes,fruits de mer), la vitamine B6 (poulet, banane…), la taurine (viande, poisson, oeufs): ces nutriments améliorent l’activité cérébrale. Pendant l’épreuve il est nécessaire de boire de l’eau, et de manger sucré, pour ne pas s’endormir et être au maximum de ses capacités.

Dans les deux jours qui précèdent l’examen, il faut donc surtout se reposer et bien manger. «On peut passer une ou deux heures à réviser pour calmer son anxiété, mais pas plus. Sinon, on prend le risque d’arriver à l’épreuve avec un cerveau en surchauffe». En France, on n’a pas la culture de l’échec, mais il faut se dégager de cette peur. L’expérience montre qu’on en sait toujours plus que ce que l’on croit».

Comment bien gérer son temps lors de l’examen?

Premier conseil, avoir une montre avec soi pendant les épreuves, posée sur la table de façon bien visible.

Il est important de faire le point sur son avancée à la moitié de l’épreuve, en regardant le nombre d’exercices déjà fait et ceux restant. On peut alors accélérer le rythme en cas de retard. Enfin, bien garder en tête qu’il faut préserver les dix dernières minutes pour bien se relire.

 

L’homéopathie

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Lors d’un barbecue ensoleillé les sujets de discussion allant bon train, à un moment fût abordé le sujet de l’homéopathie. Comment un remède dont la dilution est aussi importante, où il n’y a plus de trace chimique des molécules qui composaient la substance originale, peut-il avoir un effet thérapeutique?

Un d’entre nous à la question « qu’en penses-tu ? » sans embages répondit : « c’est de la connerie ! » Soufflé d’une réponse si abrupte je me suis dit que j’étudierais la question en détail, ce qui fait que je vous livre ici un petit article sur le sujet. 

Le débat pour ou contre entre les homéopathie-sceptiques et les partisans de l’homéopathie est toujours aussi vif, pourtant l’homéopathie est  reconnue tant en France que dans de nombreux autres pays, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Inde, le Pakistan, le Sri Lanka et le Mexique. Elle est enseignée à l’université et est intégrée aux systèmes de santé publique.

Samuel Hahnemann

A l’origine de l’homéopathie, l’insatisfaction de Samuel Hahnemann (1755-1843) docteur en médecine, chimiste et linguiste, quant aux techniques médicales de son époque. Il fit des recherches dans de nombreux ouvrages de médecine qu’il put traduire connaissant l’allemand, le français, l’anglais, l’italien et le latin. En 1790, il traduisait la Materia Medica d’un médecin écossais. Il se trouva en désaccord avec ce dernier qui attribuait directement à l’amertume et à l’astringence de l’écorce de Quinquina (dont on tira plus tard la quinine) son efficacité dans le traitement de la malaria. Il remarqua, à juste titre, que d’autres plantes pourtant tout aussi amères et astringentes n’avaient aucun effet contre la maladie. Par curiosité, il prit un peu de l’écorce durant quelques jours et découvrit que la substance provoquait chez lui des symptômes similaires à ceux de la malaria, notamment des fièvres intermittentes et de la diarrhée. Cela lui rappela la loi de similitude, évoquée dans le Cursus Hippocraticus.

En 1796, il publiait, dans une revue scientifique, un essai sur « une nouvelle approche pour identifier les propriétés curatives des médicaments ». Depuis sa première expérience avec l’écorce de Quinquina, il avait expérimenté sur lui-même, ainsi que sur ses collaborateurs et ses proches, diverses substances dont il avait pu établir la pathogénésie, c’est-à-dire l’ensemble des symptômes provoqués par l’administration expérimentale d’un produit à un sujet sain. Il avait également développé la technique des dilutions afin de contourner le problème de la toxicité de certains produits.

En 1799, les idées d’Hahnemann gagnèrent de la crédibilité lorsqu’il réussit, grâce à un remède homéopathique, à prévenir et à traiter la scarlatine qui atteignait des proportions épidémiques en Allemagne.

En 1810, il publiait l’Organon medical, qui devait constituer le véritable manuel fondateur de l’homéopathie. Cette technique thérapeutique connut un remarquable essor en Europe et fut introduite en Amérique en 1825 par Hans Burch Gram, un médecin natif de Boston qui avait étudié l’homéopathie en Europe. La première école médicale américaine d’homéopathie, le Hahnemann Medical College and Hospital, fut fondée en 1835.

En 1849, tandis que le choléra faisait rage dans la ville de Cincinnati, 2 homéopathes publièrent des statistiques indiquant que seulement 3 % des 1 116 patients qu’ils avaient traités étaient morts des suites de la maladie. Pourtant, à cette époque, on estimait que de 33 % à 50 % des patients atteints de cette maladie en mouraient. De la fin du XIXe au début du XXe siècle, la pratique de l’homéopathie connut un très grand essor en Europe et en Amérique du Nord. Toutefois, au XXe siècle, le développement de médicaments allopathiques d’une extrême efficacité, comme les antibiotiques, fit beaucoup reculer la pratique de l’homéopathie. Il faudra attendre la fin de ce siècle pour voir apparaître un regain d’intérêt pour cette technique.

Quelle est cette technique homéopathique?

L’homéopathie se base sur le principe que le corps possède en lui la force de générer un processus naturel de guérison. À partir de cette prémisse, Hahnemann soutenait qu’il importait plus de trouver les moyens de stimuler le processus naturel de guérison inhérent à tout organisme vivant que de connaître l’agent pathogène spécifique ou le nom de la maladie.

Les principes de l’homéopathie repose sur trois critères:

  • hahneman

    La loi de similitude : Le semblable guérit le semblable. Ce principe, qu’on fait remonter à Hippocrate, veut qu’une substance qui provoque un groupe de symptômes chez une personne en santé puisse guérir une personne malade chez qui se manifeste le même groupe de symptômes. 

    C’est ce principe qui a donné son nom à l’homéopathie, les mots grecs homeo signifiant « similaire » et pathos « maladie ou souffrance ».

  • La Loi de l’individualisation :En homéopathie on soigne l’individu malade et non la maladie pour ce faire on recherche le soin le plus adaptés chez une personne en tenant compte à la fois des symptômes et de tous les aspects qui la caractérisent, physique, physiologique, mental, psychique, hérédité. Ainsi, l’homéopathe s’efforce de découvrir minutieusement tous les symptômes du patient afin de déclencher ou de soutenir le processus de guérison correspondant. Le praticien cherchera donc à savoir quand et comment les symptômes se manifestent, ce qui les amplifie ou en diminue l’intensité, les heures où ils apparaissent, les actions qui les exacerbent ou les soulagent, etc. Ainsi, 2 patients souffrant de la même maladie au sens de la médecine classique pourraient se voir prescrire des remèdes homéopathiques différents parce que leur mode de réaction diffère ou que leurs symptômes spécifiques ne sont pas les mêmes. Ils pourraient avoir le « même » rhume (même virus), mais pas les mêmes écoulements nasaux, par exemple. Les homéopathes disposent aujourd’hui de bases de données informatisées pour les aider à choisir les remèdes en fonction des innombrables combinaisons de symptômes et de constitutions de leurs patients.

  • Le procédé des hautes dilutions : La théorie homéopathique allègue que la dilution et la « dynamisation » d’un remède peuvent en potentialiser les effets curatifs. Les remèdes homéopathiques sont dilués plusieurs fois dans de l’eau ou dans un mélange d’eau et d’alcool, au point qu’on n’y trouve habituellement plus de trace chimique des molécules qui composaient la substance originale. Entre les dilutions successives, on administre au remède une série de secousses (appelées succussions dans le jargon des homéopathes) dans le but de le « dynamiser ». Cette dynamisation serait absolument essentielle à l’efficacité du produit.

    En homéopathie, on estime que les remèdes préparés en haute dilution sont plus puissants que ceux qui sont préparés en basse dilution. Ils sont employés par les homéopathes professionnels et plus rarement utilisés en vente libre ou dans des complexes destinés directement au public. Une fois l’extrait dilué, il est présenté sous forme de comprimés, de granules (petites boules solubles, dont la base est généralement du sucrose, qu’on laisse fondre sous la langue) ou de solutions que l’on prend quelques gouttes à la fois.

Pour les usages topiques, on trouve également des produits homéopathiques sous la forme de lotions ou d’onguents. Certaines préparations, comme des crèmes pour la peau, sont dites homéopathiques en ce sens qu’elles respectent le principe de similitude (le semblable guérit le semblable), mais elles ne sont pas nécessairement diluées. Elles peuvent contenir, par exemple, des teintures mères de plantes préparées selon une méthode propre à l’homéopathie.

Que dilue-t-on ?

Les produits souches utilisés pour fabriquer les médicaments homéopathiques peuvent être d’origine végétale, animale ou minérale. Parfois, la relation entre le produit et l’affection traitée paraît assez logique. Apis mellifica – du venin d’abeilles dilué – sert à traiter les piqûres d’insectes ou autres affections qui donnent des réactions semblables. De même, l’huile d’une plante, l’Arnica montana, qui était traditionnellement utilisée pour soigner les contusions et les entorses, retrouve un usage semblable en homéopathie. Par contre, dans d’autres cas, la relation est plus étonnante. Ainsi, le venin de la vipère Lachesis mutus est utilisé contre certains troubles de la ménopause; et Arsenicum album (tiré de l’arsenic, un métal lourd très toxique) est recommandé contre certaines maladies de peau et divers types de rhume. Mentionnons également que l’Oscillococcinum, un « casse-grippe » et l’un des médicaments homéopathiques les plus vendus, est fait à partir d’une macération de foie et de coeur de canard.

Différences entre la médecine allopathique et l’homéopathie

  • Concernant la loi de similitude, celle-ci différe de l’approche médicale classique qui, pour combattre la maladie, se base sur des médicaments dont le but est d’éliminer les symptômes ou de détruire les agresseurs

  • Concernant la Loi de l’individualisation en médecine officielle allopathique on ne considère pas que le corps réagisse comme un tout on s’attarde plutôt à la fonction de chaque élément séparément. C’est une approche plus mécanique. L’homéopathie est une médecine holistique.

  • Concernant le procédé des hautes dilutions, il va à contre-courant de la pharmacologie moderne qui se fonde sur l’activité biologique de molécules précises. Du point de vue du chimiste, tout effet thérapeutique est attribuable à des molécules spécifiques. Or, dans la majorité des préparations homéopathiques, on ne trouve plus ces molécules.

Quelques travaux récents liés à l’homéopathie:

  • Travaux de M.D.Anderson Cancer Center, un des centres de traitement du cancer les plus réputés des États-Unis, qui a constaté que 4 préparations homéopathiques différentes pouvaient détruire en laboratoire des cellules du sein cancéreuses de façon ciblée (par cytotoxicité). L’action de 2 d’entre elles s’est révélée semblable à celle du paclitaxel (Taxol), le produit le plus utilisé en chimiothérapie contre le cancer du sein. De plus, un des 4 médicaments était constitué d’extraits de tissus cancéreux ultra-dilués, conformément aux principes de similitude et de haute dilution de l’homéopathie. Les auteurs ont conclu que les remèdes homéopathiques évalués dans leur étude (et déjà employés contre le cancer du sein dans une clinique en Inde) semblent prometteurs d’un point de vue préventif et thérapeutique. Cela justifie, selon eux, de poursuivre les recherches.

  • De nombreux chercheurs se sont penchés sur les effets biologiques spécifiques de l’homéopathie. Ils ont constaté que des préparations hautement diluées peuvent provoquer des effets biologiques mesurables sur des plantes, des animaux ou des cellules isolées en laboratoire. Par exemple, une préparation homéopathique d’arsenic a permis d’augmenter le taux de germination de grains de blé préalablement contaminés à l’arsenic véritable, comme s’ils avaient été « guéris » de leur contamination. Cela respecterait à la fois le principe de similitude et de hautes dilutions.

  • Autre exemple, des chercheurs, dans le cadre d’une expérience à double insu, ont mesuré des différences significatives entre les électroencéphalogrammes de patients atteints de fibromyalgie ayant pris un produit homéopathique ou un placebo.

  • Travaux du chercheur Jacques Benveniste sur ce que l’on appelle « la mémoire de l’eau » qui détermine que l’eau en contact avec certaines substances conserve une empreinte de certaines propriétés de celles-ci alors même qu’elles ne s’y trouvent statistiquement plus, et à sa mort les travaux de l’éminent chercheur Luc Montagnier, « prix nobel de physique ou de médecine » , connu pour ses travaux sur le SIDA. Ceux-ci montrent que l’eau peut recevoir une information, la conserver et est capable ainsi « informée » de régénérer l’ADN à 98% identique. L’ADN induit des nanostructures dans l’eau émettant des ondes électromagnétiques de basses fréquences après filtration, agitation et dilution.

  • D’autre part, plusieurs expériences en laboratoire utilisant la calorimétrie, la thermoluminescence ou les émissions optiques ont démontré qu’il est possible de différencier l’eau pure et les solutions ultra-diluées qui, selon la chimie classique, ne devraient plus contenir que de l’eau. D’autres expériences ont permis de différencier deux solutions homéopathiques ultra-diluées (Nux vomira et Natrum muriaticum) ou de distinguer les différents degrés de dilution (6C, 12C et 30C) d’un même produit. Dans un article, intitulé « La mémoire de l’eau » : une vue d’ensemble, l’auteur, chercheur en sciences appliquées, affirme qu’« il y a plusieurs explications rationnelles qui peuvent démontrer pourquoi l’eau affiche effectivement des propriétés différentes en fonction de son histoire passée. En fait, elles sont tellement flagrantes, qu’on peut se demander comment il se fait qu’une telle controverse persiste autour de la “mémoire de l’eau” » Il reste beaucoup de travail à accomplir, mais nous pouvons affirmer une chose avec certitude : il est absolument faux d’alléguer que l’homéopathie soit impossible sous prétexte que la “mémoire de l’eau” serait impossible. » Il existe de plus en plus de preuves que l’eau peut effectivement conserver l’empreinte d’une substance préalablement dissoute, même si les mécanismes sous-jacents ne sont pas encore bien compris.

  • Dans 3 numéros spéciaux de Homeopathy, publiés en 2007, 2009 et 2010, des chercheurs ont présenté les résultats de nombreuses recherches expérimentales qui expliquent comment des produits hautement dilués et « dynamisés » produisent des effets biologiques mesurables. Parmi celles-ci, on retrouve : La « restructuration » des molécules d’eau qui comportent les mêmes éléments chimiques (H2O), mais structurés différemment. L’influence de la silice provenant des contenants en verre dans lesquels l’eau est secouée. La silice pourrait « contaminer » positivement le produit, comme dans le cas du dopage des semi-conducteurs. La formation de nanobulles et de nanoparticules singulières lors des succussions. La création, dans les molécules d’eau, de phénomènes électriques et électromagnétiques possédant une longue durée de vie. La dispersion non uniforme et l’agglomération des produits dilués

Conclusion:

Les principes qui sous-tendent l’homéopathie défient de façon absolument radicale la vision de la nature et le paradigme biomoléculaire qui prévalent actuellement et qui font généralement consensus. Pour moi donc l’homéopathie m’intéresse et je ne la considère pas comme une fumisterie. Je suivrai donc avec un grand intérêt toutes les découvertes futures sur l’homéopathie et sur la mémoire de l’eau. J’espère que cette méthode thérapeutique douce va encore progresser, qu’elle continuera à être utilisée car c’est un soin respectueux du corps, de nous-mêmes.