Le bio par le circuit des AMAP

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Ce concept a été créé dans les années 60 au japon quand les mères décidèrent de ne plus donner à leurs familles et à eux-mêmes de la nourriture empoisonnée suite à l’industrialisation galopante ayant recours de façon massive aux produits chimiques. A juste titre! Elles se regroupèrent et passèrent un contrat avec un maraîcher leurs assurant des aliments sans produits chimiques.

En France ce concept s’est développé partout en France la première AMAP datant de 2001.

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Pour manger bio certes il est possible d’aller dans un magasin bio proche de chez soi ou d’aller au marché acheter à des producteurs bio. Il y a aussi comme dans mon article précédent la possibilité dans la région Nord-Pas-de-Calais de s’abonner à bio cabas.

Une autre solution est celle de faire partie d’une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) qui est un groupement d’abonnés-consommateurs constitué autour d’un maraîcher. Il s’agit entre ces deux parties commercialement parlant d’un circuit le plus court qui soit car sans intermédiaire.

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En effet le maraîcher apporte lui-même à un jour précis, à une heure précise, dans un lieu précis sa production que les Amapiens ont payée à l’avance par abonnement. Le collectif de consommateurs détermine un planning à raison de un heure et demi à deux heures une fois par semaine où les Amapiens se relayent pour réceptionner la marchandise, confectionner les paniers et les donner aux abonnés.

Une autre particularité de ce système est qu’il y a une notion de communauté entre le maraîcher et les abonnés. En plus du fait d’assurer le côté distribution les Amapiens réalisent dans l’année par exemple des chantiers de récolte, de plantations, de mises en culture pour aider « leur » maraîcher dans sa tâche un certain nombre de fois par an selon les AMAP. Ce qui permet d’endosser un petit moment le rôle de maraîcher et de mieux connaitre le travail de maraîchage.Amap1

Faire partie d’une AMAP permet de mettre un visage sur celui qui produit, de mieux connaitre son travail et ainsi de donner une valeur plus grande à ce qui nous nourrit. Il faut donner un peu de son temps et de son énergie mais avec de bons moments à la clef. Le plaisir du lien qui se crée lors des chantiers, lors de la réception de la production, lors de la confection des paniers. La façon de voir les produits, la valeur que l’on donne aux aliments qui immanquablement change.

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