Mémoire & Apprentissage

Classé dans : Mémoire | 0

Voici une sélection d’articles concernant la mémoire et l’apprentissage tiré du site Le Point.fr:

Construisez un projet

construire-un-projetSe lancer dans l’apprentissage d’un domaine nouveau peut décourager le premier venu. Pour dédramatiser et faciliter votre effort, il est nécessaire de construire un projet. En fonction de l’objectif final, il vous faut découper les étapes intermédiaires, moins impressionnantes, et prévoir les efforts à fournir (livre à lire, heures de travail personnel…). Une fois cette feuille de route constituée, il vous reste le plus difficile : vous y tenir. En plus d’une solide volonté, cela implique en particulier de dégager des plages de temps exclusivement dédiées à votre apprentissage.

Trouvez votre motivation

Vous l’avez forcément remarqué : certaines informations s’impriment facilement dans votre esprit quand d’autres semblent ne jamais trouver de place dans votre mémoire. La différence se résume bien souvent à une question de motivation. Cette dernière peut être de deux ordres : extrinsèque (reconnaissance des autres, récompense…) ou intrinsèque (satisfaction de l’action en elle-même). « Pour apprendre, les motivations intrinsèques sont celles qui fonctionnent le mieux », précise Xavier Delengaigne. Plutôt que d’acquérir un nouveau savoir pour faire plaisir à votre boss (ce peut être à l’origine de votre démarche), mieux vaut parvenir à se réjouir de cet apprentissage en lui-même.

Trouvez du plaisir à l’apprentissage

Contrairement à ce que vos souvenirs d’école vous suggèrent peut-être, apprendre n’est pas forcément un chemin de croix. Au contraire, on retient mieux lorsque l’on baigne dans le bien-être. Conséquence pour celui qui veut optimiser ses séances : « il faut créer les conditions pour apprendre avec plaisir, et non dans la douleur », indique Xavier Delengaigne. Comment ? En intégrant par exemple une dimension ludique à vos séances studieuses, en utilisant le mind mapping plutôt que la lecture de textes austères ou, plus simplement, en vous récompensant de l’effort fourni. Trouvez la formule qui vous donnera du cœur à l’ouvrage.

Utilisez le mind mappingutiliser-le-mind-mapping

La technique des cartes mentales, plus connue sous le nom anglais de mind mapping, permet d’organiser ses idées sur un schéma en deux dimensions, en les structurant sous forme d’une arborescence. Enthousiaste, Xavier Delengaigne estime que « le mind mapping est utile dans 95% des cas ». Parmi ses atouts : une meilleure mémorisation grâce à la clarté de l’information, une visualisation plus simple grâce à l’image et aux mots, une charge de données à retenir plus légère grâce aux grappes d’informations et des idées connectées entre elles.

N’oubliez pas le physique

« On a parfois tendance à l’oublier, mais on apprend avec le corps », rappelle Xavier Delengaigne. C’est pourquoi, dans son livre « Apprendre à toute vitesse », certains exercices de « braintonic » sont présentés. Eh oui, le cerveau est d’autant plus efficace qu’il est bien irrigué, la concentration peut être ravivée par certains exercices… Dans tous les cas, il faut garder à l’esprit que la forme physique n’est pas totalement étrangère à la performance intellectuelle. Ménagez donc votre corps, votre esprit vous remerciera.ne-pas-oublier-le-physique

Oxygénez votre cerveau

Dans son ouvrage « Muscler sa mémoire », Tony Buzan écrit qu’il faut « faire des pauses brèves et régulièrement espacées… Pendant les séances de travail, elles favorisent la remémoration, car elles donnent du temps à l’esprit pour absorber la matière étudiée ». Inutile donc d’enchainer des sessions de 4 heures, elles ont un effet plus préjudiciable qu’autre chose. Les pauses brèves sont aussi indispensables car elles peuvent soulager la tension accumulée pendant les périodes de concentration intense. Le docteur Jean-Marie Bourre, auteur de « La nouvelle diététique du cerveau », ajoute que « le cerveau doit être immanquablement oxygéné. Celui-ci représente 2 % du poids du corps mais consomme 20 % de son oxygène. » Profitez-donc de vos pauses pour respirer un peu d’air frais.

Utilisez l’image mentale

C’est une technique utilisée par les orateurs de l’antiquité pour retenir un discours de plusieurs heures. L’idée consiste à mémoriser des mots dans un espace connu. En se promenant mentalement dans ce lieu, les différentes idées apparaissent une à une et dans le bon ordre.

Voyagez par exemple dans votre cuisine, en plaçant les idées clés de votre intervention en public dans le four, l’évier ou la cafetière. Ainsi, en vous déplaçant dans cette pièce que vous connaissez bien, vous pourrez dérouler votre discours sans trou de mémoire.

Prenez des notes efficaces

Une bonne prise de notes améliore la mémorisation. Lors d’un séminaire, au cours de la lecture d’un article ou pour organiser vos idées, il vous faut apprendre à coucher sur papier les éléments importants de manière brève, lisible et efficace. Mais vos notes ne sont pas forcément condamnées à se composer d’une suite ennuyeuse de mots dans laquelle vous vous perdez. Xavier Delengaigne suggère ainsi de les organiser sous forme de carte, à la manière du mind mapping, afin de rendre immédiatement compréhensible l’enchaînement logique des idées. Evidemment, dans un premier temps au moins, ce genre d’exercice est difficile à réaliser simultanément à un discours.

Découpez les séances

« Le cerveau a du mal à rester concentré sur la durée, généralement plus de trois quarts d’heure, précise Xavier Delengaigne. Il a besoin de changement. » Sachant cela, évitez de vous imposer des séances de travail trop longues si vous sentez que vous décrochez. En plus des pauses indispensables, faites l’effort d’intégrer de la variété dans vos apprentissages, la diversité des sujets remobilise votre attention. « Etant donné la capacité limitée de la mémoire à court terme, il faut organiser pour apprendre, c’est-à-dire regrouper en petites unités l’information que l’on doit retenir« , conseille Alain Lieury. La mémoire a besoin d’être organisée, structurée, classée. Si vous avez de nombreuses choses à retenir, vous devez donc apprendre à les regrouper pour mieux les mémoriser. Il sera vain de prétendre retenir un dossier remis par sa hiérarchie en le lisant d’une traite. Prenez plutôt le temps d’en intégrer progressivement les différents éléments, de les digérer de manière à pouvoir y revenir en profondeur plus tard. Marc, responsable marketing dans un grand groupe agroalimentaire, explique ainsi : « Je lis les rapports que je reçois une première fois, j’en dégage l’articulation puis reprend le dossier chapitre par chapitre. »

Répétez encore et encorerepetez-encore-et-encore

La répétition ancre les faits dans la mémoire. « Celle-ci repose en effet sur des connexions entre neurones et la répétition est le mécanisme qui assure la force de ces connexions », explique Alain Lieury. Pour faire travailler votre mémoire, vous devez donc répéter l’apprentissage d’un sujet jusqu’à ce que vous le maitrisiez. Il n’y a pas de secrets, les champions de sports ou les plus grands illusionnistes ont en commun, outre un talent inné évident, d’avoir répété des milliers voire des millions de fois un même geste. C’est à force de pratique que vous transfèrerez les informations stockées dans votre mémoire court terme dans votre mémoire long terme. Tony Buzan rappelle que « la révision n’est pas seulement l’occasion de revisiter une information que vous avez mémorisée, elle vous permet aussi de compléter vos connaissances », et donc d’améliorer votre mémorisation. Pour ancrer une information dans sa mémoire, mieux vaut s’y reprendre à plusieurs fois. Hermann Ebbinghaus, un psychologue allemand du XIXe siècle, a testé sa propre mémoire en apprenant une liste de syllabes. Constat sans appel : l’oubli est très rapide. Dès, le lendemain de l’apprentissage, 75% des informations sont perdues. En revanche, l’apprentissage s’améliore grandement avec les répétitions. Xavier Delengaigne suggère d’utiliser un logiciel de « flashcards » ou « cartes mémoire ». Basé sur le principe des répétitions espacées, il permet de se poser régulièrement les mêmes questions et de favoriser ainsi la mémorisation.

Faites preuve d’imagination

Tony Buzan avance que « plus vous sollicitez votre imagination et plus vous augmentez votre capacité d’apprentissage. »L’absence de limites d’une imagination stimule en effet les sens et par conséquent le cerveau qui se débarrassent ainsi de toute inhibition dans le processus d’apprentissage. Ainsi, se représenter la photo mentale d’une scène concrète est une gymnastique des neurones bénéfique à la mémoire. Le recours à l’exagération, dès lors qu’elle constitue un trait caractéristique, ou au symbolisme, sont autant de démarches s’appuyant sur l’imagination et permettant de faciliter la mémorisation d’un évènement ou d’une information.

Lisez avec méthode et rythme

Pour se souvenir de sa lecture, il est nécessaire de l’ancrer dans son esprit. Or une lecture unique n’y suffit pas toujours. Engager son esprit dans une lecture dynamique implique donc l’identification des idées directrices, des questionnements et… des temps de pause. Avant de débuter la lecture, il faut déterminer l’objectif de celle-ci : s’agit-il de se distraire, de s’informer ou de confronter ses propres idées avec un autre point de vue ? Pendant la lecture, pour mieux fixer l’essentiel, il faut s’efforcer d’isoler mentalement les mots, les informations ou les images clés. Et, dès qu’une association surgit, ne pas hésiter à émettre un commentaire ou une critique, si possible à voix haute. Ainsi les émotions sont prises en compte et aident à restituer efficacement l’information.

N’oubliez pas les moyens mnémotechniques

Un procédé mnémotechnique bien connu est l’utilisation d’une phrase clé qui consiste en une organisation d’indices lexicaux », rappelle Alain Lieury. « Mais où est donc Ornicar » permet par exemple d’apprendre les conjonctions de coordination et les premières lettres de « Mon vélo tourne mal, je suis un nouveau piéton » dévoilent la disposition des planètes en partant du Soleil. Alain Lieury rappelle néanmoins que « ces procédés phonétiques ne sont que des aides ponctuelles« . Ils ne sauraient constituer un moyen suffisant d’apprentissage.

Respectez votre rythme biologique

Vous vous en étiez peut-être rendu compte, il y a des plages horaires où vous êtes plus efficaces que d’autres. « Le milieu de la matinée jusqu’à l’heure du déjeuner correspond à un pic de qualité dans les apprentissages », explique Alain Lieury. En revanche, juste après le repas de midi, l’attention est beaucoup moins bonne. De nombreux pays ont d’ailleurs fait de la sieste une institution. Ces quelques minutes de repos permettent en effet de réengranger un maximum d’énergie. « A partir de 14h30 et ce jusqu’à 17h, l’attention revient et est à son maximum« , constate Alain Lieury. C’est généralement la période où vous êtes la plus efficace même si certains profils noctambules dérogent à la règle. Jonathan, étudiant en école de commerce, confesse privilégier « la nuit lorsque l’appartement baigne dans un calme propice à la concentration nécessaire. » Attention toutefois à ne pas trop dérégler votre rythme biologique.

Apprenez puis… dormezapprenez-puis-dormez

« Le sommeil est bon pour consolider les apprentissages de la journée », explique Alain Lieury. D’où la nécessité de préserver son sommeil lorsque l’on prépare des examens ou une présentation. Si ce spécialiste de la psychologie cognitive confirme qu’écouter une cassette durant son sommeil est totalement inefficace, il explique que « durant le sommeil paradoxal (quand se produisent les rêves, NDLR) s’opère un véritable travail d’archivage de l’information ». Les informations acquises peu de temps avant de dormir sont souvent les mieux retenues. Plus on est jeune et plus ce sommeil paradoxal, phase de triage et réarrangement de l’information, est long. « Ceci étant, il est faux de dire que les enfants ont une meilleure mémoire que les autres. Dans la mesure où ils partent de quasiment rien, leurs progrès sont juste plus significatifs. »

 

Laissez un commentaire